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Nouveau manuel complet de marine
première partie: gréement
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première partie: gréement
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première partie: gréement
Ebook347 pages3 hours

Nouveau manuel complet de marine première partie: gréement

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LanguageFrançais
Release dateNov 27, 2013
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    Nouveau manuel complet de marine première partie - Phocion-Aristide-Paulin Verdier

    volume.

    NOUVEAU MANUEL

    COMPLET

    DE MARINE.

    PREMIÈRE PARTIE.

    GRÉEMENT.


    NOUVEAU MANUEL

    COMPLET

    DE MARINE.

    PREMIÈRE PARTIE.

    GRÉEMENT.

    Par M. Verdier,

    Capitaine de Corvette.

    PARIS,

    A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET,

    Rue Hautefeuille, nº 10 bis.

    1837.


    AVERTISSEMENT.

    En publiant ce Manuel de Gréement, nous avons eu l'intention d'éviter aux débutans dans le métier de marin, le moment de dégoût et de découragement qu'ils éprouvent lorsqu'en voyant un navire pour la première fois, ils cherchent à se faire donner et à retenir le nom des manœuvres. Il nous a semblé utile de leur apprendre à classer leurs idées en suivant une méthode simple et claire dans la description des diverses parties du gréement.

    C'est pourquoi nous avons parlé en premier lieu du dormant, puis de la garniture et du gréement des vergues, enfin, de la garniture et du gréement des voiles. En traitant ces diverses parties d'une manière générale, en les appliquant ensuite à chaque mât, à chaque vergue, à chaque voile; en expliquant les différences nécessitées par leurs positions et leurs usages, nous avons pensé que nous nous ferions mieux comprendre, que si nous avions décrit le gréement, comme on le met en place lorsqu'on grée un navire.

    En marine, pour bien savoir, il faut beaucoup voir et beaucoup faire. Le grand livre pour apprendre est le navire; mais un guide est nécessaire au commençant, pour lui enseigner à réfléchir et à classer ses idées pour voir avec fruit.

    C'est le but que nous nous sommes proposé; il aura été atteint, si nous facilitons à quelques-uns de nos jeunes compatriotes l'étude si utile du gréement.


    MANUEL

    DE GRÉEMENT.

    On désigne sous le nom général de gréement, toutes les manœuvres employées à bord d'un navire. On les classe en manœuvres dormantes, manœuvres courantes et amarres.

    Les manœuvres dormantes sont celles qui tiennent les mâts dans une position déterminée, et les empêchent de céder aux terribles secousses qui leur sont imprimées par la mer. Les manœuvres courantes servent à manœuvrer les vergues et les voiles.

    Les amarres, à touer et amarrer le navire.

    Avant de passer à la description des diverses pièces de gréement, et assigner le poste qu'elles doivent occuper, il est indispensable de donner une idée des nœuds et amarrages qui servent à les assujettir. Nous ne nous dissimulons pas combien ces descriptions sont souvent insuffisantes, et nous tâcherons d'y mettre toute la clarté et la briéveté possible, tout en prévenant le jeune marin qu'une heure de travail dans un atelier de garniture lui en apprendra davantage que la lecture de ce que nous avons à dire sur ce sujet.


    CHAPITRE PREMIER.

    SECTION PREMIÈRE.

    NŒUDS, AMARRAGES.

    Epissures.

    L'épissure sert à réunir les bouts de deux cordages, ou du même cordage, ou encore à fixer le bout d'un cordage sur lui-même, pour en faire un œil ou boucle. Il y a l'épissure courte et l'épissure longue.

    La première se fait en détordant, d'une même quantité, les deux bouts du cordage qu'on veut réunir, et entrelaçant leurs torons de manière qu'ils se joignent à leurs racines. On fait passer successivement chacun des torons détordus entre les torons non détordus et correspondans de la partie opposée. Chaque toron passe de la même manière deux ou trois fois, après quoi on coupe les bouts restans au bas du cordage. Pour séparer les torons, on se sert d'un instrument en fer de forme conique et légèrement recourbé, qu'on appelle épissoir.

    Si on veut faire un œil ou boucle, on détord un bout du cordage, et l'appliquant sur le cordage lui-même, suivant la grandeur qu'on veut donner à l'œil, on entrelace les torons détordus comme nous venons de le dire plus haut.

    L'épissure longue se fait en décomettant un toron des deux cordages qu'on veut épisser, et substituant, à partir de la moitié de la longueur que l'on veut donner à l'épissure, le toron de l'un à celui de l'autre. On coupe la partie excédante, après l'avoir croisée par un demi-nœud avec le toron correspondant du cordage opposé, et l'avoir passée dans l'intérieur de ce même cordage. Pour employer les troisièmes torons, on les fait croiser comme les premiers; on les fixe par un demi-nœud, et on coupe l'excédant.

    Amarrage à plat.

    Cet amarrage sert à réunir, sans les croiser, deux cordages différens ou deux bouts du même cordage.

    On fait, à l'un des bouts de la ligne qui doit servir à l'amarrage, un œil au moyen d'une épissure, passant le bout dans l'œil, on forme un nœud co